Notre patrimoine
Eglise Saint-Etienne
Classée monument historique en 1933, elle est un bel exemple de construction gothique réalisée au cours des années 1220-1240. Les croisées d’ogives et le porche abritant le portail sont plus récents (fin du XVIe siècle).
Son plan du chœur à chapelles latérales biaises et l’élévation de sa nef avec triforium s’apparentent avec l’église de Braine (1190-1208) dans l’Aisne.
L’église Saint-Etienne se caractérise par l’élan vertical de la double rangée de fenêtres que rien ne vient interrompre, renforcé par les colonnettes montant de fond et l’appui des ogives à mi-hauteur sur de fins tailloirs à bec. Les vitraux posés vers 1880 ont entièrement remplacé les verrières et les remplages gothiques. L’habillage de boiseries des colonnes a été réalisé en 1774 par un menuisier de Marly-la-Ville, dont on reconnaît le travail dans plusieurs églises alentours.
Par son élévation à trois niveaux – grandes arcades, triforium et fenêtres hautes circulaires – la nef s’inscrit dans la lignée des églises inspirées de Notre-Dame de Paris.
L’hôtel de ville ou l’ancien hôpital hospice
“L’hôpital hospice a été créé par le Roi Louis XIV en 1697-1698 par édit du Roy en son conseil privé… Par la dotation de cet hôpital, le Roi Louis XIV lui a attribué les biens et les revenus de la maladrerie de Saint-Lazare-les-Survilliers, paroisse de Saint-Witz-sous-Montmélian. Pour lesdits biens et revenus être affectés à l’entretien des pauvres malades de Marly-la-Ville”.
Ainsi donc se tourne une page de l’histoire de Marly.
En 1972, la commune fit l’acquisition, avec Jacques Achard alors maire de la commune, de ce qui restait de l’ancien bâtiment.
Après restauration, l’édifice retrouva tout son cachet s’harmonisant avec l’église classée Monument Historique et les anciennes constructions du Bourg. Il est devenu en 1977, avec Lucien Jean, maire de 1976 à 2005, ce bel Hôtel de Ville.
La machine élévatrice des eaux
Construite en 1882, à l’entrée du village, la machine élévatrice d’eau nécessite un forage de 70 mètres de profondeur. La construction est composée : d’un puits de 10 mètres, d’un bâtiment du puits et de la machine supportant les réservoirs, de deux réservoirs en tôle de 40m3, d’une machine locomobile à charbon de 3 à 4 chevaux, d’une pompe débitant 5000 litres/heure et d’un bâtiment d’habitation pour la garde.
Ne répondant plus aux besoins grandissants de la population de la commune, cette machine a été remplacée par le château d’eau en 1970.
Un vaste chantier de restauration a débuté fin 2022 afin d’offrir une seconde jeunesse au monument.