Histoire de Marly-la-Ville
De la préhistoire à aujourd’hui
Marga, Margila, Marla, Marlacum, Marly-Villa, etc. Plusieurs hypothèses sont avancées quant aux origines du nom actuel de Marly-la-Ville.
A compléter
Les armoiries de Marly-la-Ville
Les armoiries s’inspirent des blasons de Guillaume Budé et de Jacques Danès.
Guillaume Budé (1467-1540), seigneur de Marly-la-Ville, était un philosophe érudit et humaniste. Ses armoiries se composaient d’argent (blanc) au chevron de gueules (rouges) accompagnées d’une grappe de raisin d’azur (bleu) tigée et feuillée.
Jacques Danès (1601-1662), autre seigneur de Marly-la-Ville, entra dans les ordres et devint évêque de Toulon en 1640. Il fit don de 4 hectares de terre destinés aux pauvres de la commune.
Le blason de Jacques Danès, « d’or au chevron d’azur accompagné en chef de deux têtes de loup de sable, et en pointe d’une rose de gueules ».
Le chevron rouge et la grappe de raisin des armoiries de Guillaume Budé et les deux gueules de loup sur fond « or » de celles de Jacques Danès furent retenus pour composer le blason de Marly.
Le logo de Marly-la-Ville
En 2019, Marly-la-Ville adopte un nouveau logo.
Plusieurs éléments le composent, l’église, la mairie, la machine élévatrice des eaux, les champs, comme une évocation de la ville à la campagne.
Evolution démographique de marly-la-ville
Thomas-François Dalibard
Alors qu’il exerce les fonctions de caissier receveur des finances d’Alsace, Thomas-François Dalibard s’oriente vers l’étude des phénomènes électriques.
Le 10 mai 1752, son montage expérimental de Marly-la-Ville va permettre de caractériser, pour la première fois au monde, les propriétés électriques de la foudre. Son expérience, présentée le 22 décembre 1751 à l’Académie des sciences, devancera ainsi d’un mois celle de Franklin. Elle lui assurera la célébrité et la fortune, avant qu’il ne retombe quelques années plus tard dans l’oubli.
Ronald W. Clark , chercheur anglais , relata ainsi l’expérience de Marly-la-Ville :
“Le 10 mai 1752, à Marly-la-Ville, un petit village à quelques 25 miles au nord de Paris, se déroula une expérience d’une importance primordiale, non seulement pour la science mais pour l’histoire du monde occidental. L’issue victorieuse de la guerre d’indépendance américaine trente ans plus tard trouve son origine dans les événements de cet après midi de mai…
Dans un jardin clos de murs, à la périphérie du village de Marly-la-Ville, le physicien français Thomas-François Dalibard avait érigé un curieux dispositif. En son centre se dressait une verge de fer pointue, d’un pouce de diamètre et d’environ 40 pieds de hauteur (14m). Elle reposait sur une planche de bois, elle-même posée sur 4 bouteilles à vin vides. Elle était maintenue par des cordages. Une petite guérite de bois, assez grande pour abriter un homme, avait été dressée à l’extrémité inférieure de la verge de fer. Là, de garde, se tenait un dragon en retraite nommé Coiffier, un homme sur lequel on pouvait compter pour exécuter des ordres, même au péril de sa vie. Peu après 14 heures on entendit les premiers grondements de l’orage. Le dragon saisit une bouteille de verre transpercée d’un long fil de cuivre. Quand l’orage se rapprocha, Coiffier mit en contact le fil et la verge de fer. Des étincelles jaillirent. Un craquement sonore se fit entendre et l’air s’emplit d’une odeur de souffre. Pour le dragon, cela ne pouvait s’expliquer que par l’intervention du diable et il appela M. Raulet, le prieur de Marly-la-Ville, lui demandant de venir au plus vite. Si le diable était là, le curé serait son meilleur interlocuteur…
Le prieur envoya un rapport complet à Dalibard qui, à son tour, rendit compte à l’Académie royale des sciences.
L’expérience fut plusieurs fois répétée afin de convaincre les incrédulités les plus tenaces. Cette expérience reprise par Franklin servit sa célébrité dans toute l’Europe. Les poètes lui rendirent hommage en le qualifiant de “Saint patron de la protection contre la foudre”
Dans un jardin clos de murs, à la périphérie du village de Marly-la-Ville, le physicien français Thomas-François Dalibard avait érigé un curieux dispositif.
La maison de Thomas-François Dalibard a bénéficié d’une restauration dans le cadre d’un vaste programme immobilier. Elle est visible derrière l’IME Madeleine-Brès, entre la rue Gabriel Péri et la Sente de Derrières les Murs.